Convention des Clubs APM

Du 1er octobre (dès 10h) au 2 octobre (16h30)
Lille, Grand-Palais

Un bouquet final en chorale, avec Michel Podolak

Pour la dernière plénière de cette Convention lilloise, les 3.500 adhérents ont chanté en chœur « O Fortuna (Carmena Burana) », dirigés par le chef d’orchestre Michel Podolak.

Conquérant, bâtisseur, découvreur… Pendant deux jours, les adhérents des clubs Apm ont échangé, partagé, débattu, et exploré l’aventurier qui sommeillait en eux, a rappelé Thierry Watelet. Des percussions et des voix : pour la clôture, les organisateurs ont vu les choses en grand. Le chef d’orchestre Michel Podolak a fait chanter « O Fortuna (Carmena Burana) » de Carl Orff aux 3.500 adhérents présents, après une petite préparation et une heure de répétition.

Fixer le cap

« En un mot, l’aventure, c’est vous ! », a d’abord conclu Christian Barqui, le président de l’Apm, avant de rappeler les trois axes de développement de l’association. Elle veut avant tout « magnifier les rencontres », et elle y parvient grâce à cinq piliers : des adhérents motivés, des experts de haut niveau, des animateurs exigeants, des présidents de région, sans oublier une équipe de salariés indispensables !

L’Apm a deux autres objectifs : donner toute leur place aux jeunes, en visant la présence d’un entrepreneur de moins de 35 ans dans chaque club d’ici 2 ans ; mais également agrandir encore son réseau international, qui compte déjà 30 experts et 52 clubs dans 20 pays.

Vivre une aventure collective

Place maintenant à la musique, et à la virtuosité de Michel Podolak, pour réussir à faire chanter ensemble tous les adhérents, divisés en 5 percussions (vocales !) et 2 voix, une grave, une aigüe. Et comme le dit le chef d’orchestre, « pour jouer ensemble, il faut déjà se connaitre. », alors chaque groupe répète à son tour.

Une réaction fait beaucoup rire la salle, quand il constate que les percussions augmentent le volume sonore alors que c’est à la technique d’assurer. « Les partitions sont faites pour être respectées ! Mon professeur de musique américain me disait toujours : « Who is an idiot : Beethoven, or you ? » ».

A ceux qui ont du mal à se concentrer sur leur partie, dans la cacophonie qui s’organise, il conseille d’écouter le piano. On voit qu’il prend plaisir à voir se dérouler cette partition collective : « ça commence à faire tribal ! ». « O Fortuna » en mode tribal, à 3.500, il faut dire que ça vaut le détour… Exigeant, il râle un peu aussi : « Là, il y a un temps de silence à respecter. Si vous continuez, vous payez votre tournée ! » . « Certains se sont précipités comme des jeunes chiots sur un bol de lait », dit-il encore.

Prendre du plaisir

Le grand final approche. « Les artistes sont toujours au service de leur public. Imaginez-vous que 4.000 personnes veulent un bon concert ! C’est la responsabilité de chacun et on a besoin de tout le monde. » Après un premier essai fructueux, chaleureux, énergétique, le chef d’orchestre, ovationné, concède un Bis à la salle.

«  Ça réchauffe et ça soude un groupe ! », estime Patrick Allibert, adhérent de Massilia @venir. « La préparation n’a pas été facile mais comme on partait de loin, on a vite vu les progrès. » La salle se vide, les adhérents du Nord remettent des boussoles aux autres participants, symbole de l’aventure qui ne fait que commencer.

Michel Podolak savoure. « L’essentiel pour moi est qu’ils aient pris plaisir. Ils ont même fonctionné tous seuls ! » Pour lui, pas vraiment de différence entre un orchestre et le public qui lui faisait face aujourd’hui : « c’est la même chose, mais en plus grand ! Et puis j’ai l’habitude de ne pas faire de distinguo dans ma manière d’être exigeant. »

Le musicien s’est parfaitement retrouvé dans le thème de cette édition, et prépare ce final avec l’équipe depuis plus de 6 mois. « Je suis un aventurier. Et dans toute aventure, la qualité de la préparation enlève certains aléas dans la création, mais laisse toujours la part à ce qui doit advenir. C’est ce qui s’est passé cet après-midi. » Il a une vision très claire de son ambition d’artiste : « Notre métier nous transforme en passeurs. On essaie de créer du possible, et c’est la condition pour changer le monde, qui en a bien besoin. »

Rendez-vous à Bordeaux en 2017 !

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